Bois et étanchéité : les bons gestes

Bois et humidité : un rapport de forces

Le bois utilisé en revêtement extérieur est soumis à de nombreuses agressions : eau, pluie, neige, grêlons… Ce matériau hygroscopique peut connaître des variations d’aspect mais sait résister face à l’humidité.

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Un matériau hygroscopique

Le bois est un matériau hygroscopique : il possède la capacité d'absorber l'eau présente dans l'air ambiant, puis de la restituer lorsque l'air est devenu plus sec. Cette propriété a l'avantage de participer au bon confort intérieur d'une maison.

La teneur en eau du bois dans une construction dépend de plusieurs paramètres :

  • l'humidité relative de l'air,
  • la température de pression de l'air,
  • le niveau de ventilation naturelle,
  • l'essence utilisée.

Pour une bonne durabilité du revêtement, on veillera à le préserver du dessèchement, cause d'éventuelles fissures. Certaines zones sèches présentent des variations saisonnières de 8 à 16 % d'humidité : on adoptera alors un degré d'humidité de 12 % pour la mise en œuvre du bois, afin de préserver son équilibre.

De même, la prolongation d'une teneur en eau élevée pour le bois (soit supérieure à 20 %) peut fragiliser. Les eaux stagnantes se révèlent particulièrement nuisibles, au fil du temps.

Retrait et gonflement

Le caractère hygroscopique du bois entraîne des variations dimensionnelles : gonflement et retrait.  La saturation des fibres a lieu en cas d'humidité relative de l'air de 100 %. Jusqu'à cette limite, les parois cellulaires du bois gonflent. Au-delà, s'il est confronté à une pluie battante et durable, le matériau peut continuer à stocker l'eau sans croissance dimensionnelle.

Ces variations sont plus ou moins importantes selon les essences de bois. L'épicéa, le mélèze ou le pin sylvestre possèdent ainsi une stabilité dimensionnelle moyenne, tandis que celle du pin maritime, du chêne et du robinier est faible.

Variation de nuance

Exposé aux variations climatiques, le bois non traité ou sans finition est amené à changer de nuance. Les rayons solaires et la pluie impliquent des réactions photochimiques et physiques, qui modifient la composition chimique du bois en surface. Il en résulte une altération de la nuance originelle allant du brun clair au gris foncé, selon les types d'essences. Cette action se manifeste irrégulièrement sur la surface du revêtement et peut prendre des années.

Ce changement esthétique ne modifie en rien les capacités mécaniques du matériau. Toutefois, des solutions peuvent être proposées au maître d'ouvrage afin d'éviter cette variation : revêtements colorés, traités, mixité des matériaux.

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