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Intégration urbaine : la nouvelle Cité des Arts et de la Culture de Besançon

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La nouvelle Cité des Arts et de la Culture de Besançon, inaugurée en avril 2013, se distingue d'abord par ses façades de bois et d'aluminium en damier. "Ce motif en damier tantôt plein, tantôt vide, permet de fractionner l'espace et d'alléger l'aspect imposant du bâtiment pour qu'il se fonde dans le paysage", explique Kengo Kuma, l'architecte japonais concepteur du projet.

L'ouvrage, constitué de deux parallélépipèdes, occupe le site de l'ancien port fluvial de Besançon. Les deux parties sont reliées par une toiture pixellisée de 5600 m² mêlant panneaux de verre, aluminium teinté, végétaux et 1300 m² de panneaux photovoltaïques. Elle est conçue comme une cinquième façade, visible depuis les collines boisées de Besançon.

Le bois, omniprésent dans les façades, la charpente et la structure du dernier étage, participe fortement à la démarche "développement durable" du projet. Par exemple, pour éviter d'avoir recours à la climatisation, le système de renouvellement naturel de l'air est couplé avec un plancher rafraîchissant, plancher dans lequel circule de l'eau rafraîchie, servant également l'hiver pour le chauffage, le tout relié à une pompe à chaleur géothermique fonctionnant sur l'eau de la nappe du Doubs.

Sur cette opération de près de 12000 m², la ville, maître d'ouvrage, avait des exigences environnementales fortes, dans la droite ligne des objectifs fixés dans le cadre de l’Agenda 21, de la Charte de l’Environnement et de la mise en place du label Effinergie. La Cité des Arts est ainsi le premier bâtiment culturel français de cette importance à être labellisé BBC Effinergie, associé à la démarche HQE.

"J'ai réuni le passé avec le présent, et la nature avec la ville", se réjouit l'architecte, connu notamment pour avoir signé le Great (Bamboo) Wall, situé à côté de la muraille de Chine, et l'Opéra House de Tokyo.