Oui au bois en extérieur

Dossier spécial

Le bois est élégant, résistant, économique. En façades, en toitures, en isolation comme en aménagements extérieurs, investir dans le bois, c’est faire le choix d’un investissement durable.

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Le bois en extérieur, pour isoler façades et toitures

Bardages horizontaux, verticaux, tavaillons, sarking, laine de bois… Choisir le bois est une solution souple, moderne et très efficace pour isoler un bâtiment… En plus de ses performances énergétiques, c’est un matériau évolutif, qui renouvelle l’architecture de façon intemporelle…
Face à une demande de plus en plus importante, les forêts européennes ont la capacité de  fournir les quantités de bois nécessaires pour toutes ces applications, dans des conditions économiques intéressantes, dès lors que l’on prend en compte l’ensemble de la filière, de la gestion de la forêt au chantier de construction.

Les feuillus sont utilisés depuis des siècles pour des emplois adaptés à leurs propriétés, que ce soit pour des usages structurels ou de second œuvre. A titre d’exemple, le chêne, le châtaignier, le hêtre ont longtemps été les principales essences des bâtisseurs. Concurrencés plus tard par les résineux et par des bois plus exotiques, on redécouvre aujourd’hui leurs nombreuses possibilités, leurs qualités mécaniques, leur résistance aux attaques diverses et leur durabilité. Utilisés en bardages pour l’isolation par l’extérieur des façades, en platelage ou  en bardeaux de bois pour recouvrir les toits, ces essences sont l’assurance d’un choix pérenne.

Des bardages pour tous les styles

Le bardage est une technique très ancienne, utilisée depuis longtemps dans les régions de montagne et au bord des côtes, pour se protéger du froid, de la pluie et du vent. Le tandem « bardage et isolation par l’extérieur » s’est progressivement imposé, dans une double logique de protection du gros œuvre et d’efficacité énergétique.

En neuf comme en rénovation, le choix d’un bardage bois est intéressant à plus d’un titre. On peut prendre comme exemple la diversité des techniques et des finitions possibles : clins horizontaux ou verticaux, panneaux, bardeaux de bois…qui autorisent des aspects multiples et qui permettent de s’adapter à toutes les tendances, à tous les régionalismes et à toutes les architectures. Derrière le bardage, la mise en œuvre de laine de bois apporte tous les atouts d’un isolant performant, dense et favorable au confort d’été.

Autre exemple, la résistance du bardage en bois au temps qui passe : résistance aux chocs de la vie courante, résistance aux aléas climatiques, aux pollutions, aux attaques de champignons, le tout avec un entretien réduit. Un bardage en bois peut être laissé brut, il se patine avec le temps, il peut être lasuré ou peint, avec des garanties, pour les produits peints en usine, pouvant atteindre dix ans.

Sarking et fibre de bois

L’isolation par l’extérieur des toitures, ou sarking, a le vent en poupe. Lorsque le remplacement de la couverture s’impose, cette option est à retenir, car elle améliore de façon sensible l’isolation de la toiture, première cause de déperditions thermiques, sans avoir à intervenir dans des combles souvent déjà aménagés. La laine de bois est plébiscitée par les prescripteurs et les entreprises pour cette application. Cet isolant présente des performances thermiques de haut niveau, sa densité apporte de l’inertie favorable au confort d’été.

La couverture, ce peut être aussi le bois, avec le choix d’une toiture en bardeaux de bois, appelés également tavaillons. Ces éléments de bois rappellent par leur pose le principe de la couverture en ardoises. La pose se fait au clou, avec des recouvrements variables en fonction du site, de la pente et du produit utilisé.

En mélèze, en Red Cedar ou en châtaignier selon les régions, les tavaillons, très traditionnels en montagne, mais aussi dans de nombreuses régions de plaine, présentent tous les atouts du bois et d’une production le plus souvent régionale.

La menuiserie bois valeur sûre

La quête de matériaux naturels, chaleureux et naturellement isolants explique un retour certain de la menuiserie en bois. En rénovation, domaine du sur-mesure, la fenêtre en bois est généralement compétitive en termes de prix. Là encore, l’économie locale joue son rôle, car le menuisier est à même de réaliser des fenêtres en bois sur mesure. Il peut également, lorsque la menuiserie le permet, « moderniser » des fenêtres existantes, en intégrant par exemple un double vitrage et/ou en améliorant par des joints adaptés la résistance à l’air et à l’eau. En construction neuve, la fenêtre en bois a démontré de longue date sa résistance dans le temps, et sa capacité à répondre aux exigences toujours plus élevées des réglementations thermiques successives.

 

Le bois en extérieur, pour créer et magnifier les espaces de vie

Le bois en extérieur, c’est aussi l’intégration de la nature dans la ville. A la fois résistant et esthétique, le bois est idéal pour aménager les espaces extérieurs, jouer la transition entre l’habitat et son environnement immédiat, agrémenter le jardin, équiper les lieux publics…. Il permet de composer un décor naturel, avec des approches classiques ou plus innovantes, mais qui véhiculent dans tous les cas la noblesse du matériau « bois ».

Terrasses en bois, tonnelles, gloriettes, bancs et abris de jardin, garages, plages de piscines, escaliers… Les possibilités d’usage du bois sont presque infinies. Il en est de même pour les aménagements publics : mobilier urbain, clôtures, bancs, murets, aires de jeux, murs anti-bruit.... L’utilisation du bois en extérieur, qu’il s’agisse de projets privés ou publics, n’a pour limite que l’imagination des concepteurs et des aménageurs.

Aménagements extérieurs : une transition en douceur du bâti vers la nature

Le bois représente souvent le matériau idéal pour aménager les espaces de transition entre le bâti et son environnement immédiat. Terrasses, garde corps, escaliers….prolongent la construction mais laissent déjà imaginer le jardin. Les tonnelles, les gloriettes, les pergolas, les bancs… en fonction des volumes et de l’espace disponible, créent des lieux de calme, de repos et de réflexion. Ils participent aussi au décor du lieu, qu’il soit intimiste ou plus ouvert, à la manière des folies qui ponctuaient avec élégance les parcs des châteaux. Plus utilitaires, les abris et garages savent aussi s’intégrer au cadre bâti et végétal, grâce à l’aspect visuel du bois, qui sait se fondre en douceur entre volumes bâtis et espace végétal.

Aménagements publics : le bois, matériau des espaces retrouvés

Le bois s’impose de plus en plus souvent dans les espaces publics. Il est apprécié par les aménageurs pour composer les lieux et différencier les espaces. Le bois marque les limites par des bordures et des planchettes. Il définit des volumes et des soutènements sous forme de murets, de fascines et de berlinoises. Il marque des zones de repos et de détente, par les bancs, les abris, les gloriettes, les aires de jeux…Le bois est apprécié des utilisateurs pour sa texture, son aspect naturel, apaisant, qui crée un lien véritable entre la nature et la ville.

L’autre grande victoire du bois dans la cité, c’est le retour progressif des jardins partagés. Le principe n’est pas nouveau, mais il revient en force, sous la double quête de retrouver la nature, mais aussi la convivialité, qui a parfois tendance à se dissoudre au cœur des grands centres urbains. Le jardin partagé et ses différents aménagements doivent présenter une part de spontanéité, tout en étant néanmoins organisés. Là encore, dans cet environnement très spécifique, le bois s’impose naturellement : zone d’accueil, cabanons, clôtures, cheminements…Il est l’évidence même au milieu des légumes, des fleurs, des fruits, des plantes aromatiques ou d’ornement….

 

Le bois en extérieur, les nouveaux visages d’un matériau intemporel

Feuillus, résineux,… Le bois se décline sous une multiplicité d’usages structurels et/ou décoratifs. Parce qu’il sait parfaitement s’harmoniser avec les autres matériaux que sont le béton, l’aluminium, la brique, la pierre, les enduits…le bois permet de concevoir tous les types de projets, des plus classiques aux plus contemporains.

La variété des essences, des nuances et des teintes laisse la part belle à l’imagination et la créativité. Les progrès importants réalisés ces dernières années dans la composition des peintures, des lasures et des différentes protections possibles, permet au concepteur de retenir une multiplicité d’options, du bois laissé brut pour se patiner dans la durée, en passant par les peintures qui bénéficient de garanties étendues, jusqu’aux lasures dont les pouvoirs de protection et de durabilité sont en progression constante.

Incolores ou teintées, les lasures, mais aussi les peintures microporeuses, n’ont pas seulement un but esthétique. Elles visent aussi à réduire les effets hygroscopiques, responsables des fentes et des déformations des bois. Ces produits assurent également une barrière efficace vis-à-vis des attaques des champignons, des insectes xylophages et des rayons UV. Prévues en usine, ces protections sont d’autant plus efficaces qu’elles sont mises en œuvre dans des conditions idéales de préparation, d’application, de température et de séchage.

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