Mise en œuvre : faire vite et bien

Rénover une demeure de style ou un appartement dans un vieux centre urbain, agrandir un hôpital ou une résidence secondaire, surélever un immeuble de bureaux, construire une habitation les pieds dans l’eau ou perchée en montagne…

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Construction : s'ouvrir à de nouvelles perspectives

De par sa légèreté, le bois s'adapte aux terrains les plus difficiles. En effet, une poutre de 3 m de portée pèse environ 60 kg en bois, contre 80 en acier et 300 en béton. D'autre part, le matériau bois est approximativement 12 fois plus isolant que le béton. Le volume d'une structure en bois est par conséquent fortement moindre que celui d'une carcasse de parpaings.

Bien souvent, le bois passe là où le béton échoue. Voici quelques exemples de configurations bois possibles sur terrains difficiles :

  • Terrain à sol sablonneux : pilotis partiels ou sur l'ensemble des modules.
  • Terrain à forte déclivité : construction ancrée puis s'étirant en porte à faux.
  • Terrain en contrebas : construction en paliers.
  • Terrain avec vis-à-vis : construction en L ou en U avec patio.
  • Terrain de ville tout en longueur : construction fine à toiture courbe, aveugle côté vis-à-vis.
  • Terrain fortement boisé : construction en modules à toiture-terrasse…

Que le lot soit accidenté ou difficile d'accès, le concepteur bois adapte la construction à la topographie et à la végétation en place :

  • En construction maçonnée, le terrain est d'abord déboisé, remodelé puis aplani afin de recevoir une construction profondément coulée. Cette approche nie la spécificité du lot.
  • En construction bois, le prescripteur "utilise" les contraintes topographiques et végétales du terrain, et façonne l'identité unique de la future construction.

Rénovation : faire du neuf avec du vieux

En rénovation, le bois évite de dénaturer la construction d'origine, en soulignant les lignes de force du bâti. Le prescripteur peut par exemple :

  • Changer des détails : menuiseries, parquet, lambris….
  • Mettre en valeur l'existant, sabler des poutres, poncer un parquet massif, transformer un grenier au profit d'une charpente apparente, décaper des pans de bois en ôtant un enduit…
  • Masquer une façade traditionnelle en mauvais état par un bardage.
  • Apporter une isolation extérieure décorative par des panneaux deux en un, isoler des combles ou des murs par des panneaux sandwich, recouvrir une toiture de bardeaux de bois…

Extension : s'épanouir sans limite

En construction courante, agrandir un bâtiment est souvent délicat : le rajout, souvent d'aspect cubique, perturbe plus qu'il n'agrémente la lecture architecturale du bâti. Souple et modulable, le bois permet de s'affranchir de cet écueil. Que le bâti d'origine soit en construction maçonnée ou déjà en ossature bois, toutes les formes d'extension sont envisageables.

Il existe trois cas de figure principaux :

  • L'extension crée une liaison entre ancien et nouveau bâti : le prescripteur réorganise le flux intérieur et prolonge l'habitation d'un volume incontournable. L'extension bois est un module dont la forme suit la fonction.
    Par exemple : Un salon décaissé ouvert sur jardin, un hall d'accueil galbé et rapporté sur la façade principale, une cuisine-couloir largement vitrée et accolée à la longueur d'une façade…
  • L'extension est absorbée par le bâti principal : le flux interne n'est pas modifié et le module supplémentaire prolonge un volume existant. Le module bois se fond autant que possible dans l'architecture en place. Pour ce faire, le prescripteur tente de créer un rythme commun aux deux bâtis par le biais d'un détail bois ou d'une finition.
    Par exemple
    : une salle prolongée en pignon, une salle d'eau nichée dans un creux d'angle, un volume en rez-de-chaussée prolongé et ramené au plan d'une terrasse supérieure…
  • L'extension crée une rupture avec l'existant : la volonté architecturale est clairement signifiée. La forme du module et son parement participent à la mise en exergue de l'extension. La rencontre des matériaux transforme la lecture architecturale globale.
    Par exemple : un atelier entièrement vitré, une salle de concert développée en encorbellement, un salon en éventail ouvert sur jardin, une terrasse couverte d'une toiture galbée…

 

Surélévation : prendre de la hauteur…

Le bois se prête à merveille à la surélévation, qui permet de gagner des mètres carrés sans augmenter l'emprise au sol.

En pratique, la surélévation nécessite une intervention d'engins de levage pour la dépose et repose de la charpente, comme pour la mise en place des murs panneaux du niveau supplémentaire. Le montage et l'assemblage de l'ossature bois supérieure sont très brefs et l'ensemble du bâti ne reste que quelques jours à ciel ouvert.

Le choix de la surélévation se justifie particulièrement en zone urbaine pour agrandir un bien sur un lot exigu et enclavé, ou dans les agglomérations où l'accès à la propriété foncière est difficile et onéreux. La surélévation permet en outre d'accéder à la vue, s'il y a lieu.

Le gain de place est en revanche non négligeable, puisque dans le meilleur des cas, la surélévation permet de doubler la surface au sol. De plus, cette solution, sans chantier de démolition, peut se planifier en temps voulu.

Le bois, un matériau "tout terrain"

Par sa souplesse et sa légèreté, le bois permet de réaliser les projets d'agrandissement les plus audacieux, en plan comme en élévation. Et il s'impose sans heurt, là où nul autre matériau ne pourrait aller...