Centre d'interprétation du patrimoine

Tout en bois, ce centre d’interprétation du patrimoine est dédié aux animations culturelles et aux expositions sur la flore, la faune et l’histoire du territoire.

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Ce site a été édifié en 2006 par la Communauté de Communes du Pays Yonnais, qui cherchait à valoriser la vallée de l'Yon. Il devait s'insérer dans un cadre naturel et s'intégrer au patrimoine déjà existant, un presbytère du 18e siècle.

Description de ce projet avec Annie Guyau, vice-présidente de la Communauté de Communes du Pays Yonnais et Florence Raguénès, directrice de la Maison des Libellules.

Bois.com Comment a débuté ce projet ?

Annie Guyau Le projet touristique a connu une longue phase de maturité. Il avait pour but de mettre en valeur les richesses naturelles de la vallée de l'Yon en développant un accueil touristique dans le sud du territoire. En effet, la partie nord de la Communauté de Communes connaissait un développement économique important d'où l'idée de conforter les atouts de l'ensemble des communes en créant la Maison des Libellules, porteuse de dynamisme pour la partie sud de La Roche-sur-Yon.

La maison des libellules

Bois.com Comment est venu le concept des « libellules » et comment le lieu a-t-il été choisi ?

A.G. Une étude a été menée au préalable par le cabinet de muséographie « In Situ ». Grâce à lui, nous avons pu déterminer que la vallée de l'Yon abritait 46 espèces de libellules, dont 2 protégées au niveau européen, ce qui a motivé le choix de cette thématique. Ce site de 10 000 m² permet dorénavant d'observer ces gracieux insectes dans leur milieu naturel, alors qu'ils s'exposent au soleil ou qu'ils survolent les alentours pour chasser, se nourrir ou s'accoupler.

En outre, l'Yon passe au centre-bourg de Chaillé-sous-les-Ormeaux et un presbytère inoccupé présentait un intérêt en tant que patrimoine local. La situation de ce bâti au cœur du bourg était idéale pour développer une activité économique.

Bois.com Pourquoi avoir choisi le bois pour cette réalisation ?

A.G. La Communauté est depuis ses débuts fortement engagée dans une démarche de protection de l'environnement, c'est donc naturellement qu'elle a opté pour des bâtiments qui répondent aux exigences de la démarche HQE.

En fonction du cahier des charges qui mettait l'accent sur le développement durable, l'architecte a proposé du bois. Ce matériau a séduit les élus, car il pouvait facilement s'harmoniser avec l'existant, les vieilles pierres du presbytère. En outre, le bois choisi n'avait pas besoin de traitements très spécifiques et polluants.

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Bois.com Au final, quelle opinion avez-vous de cette réalisation ?

A.G. C'est une vraie réussite ! Nous souhaitions que ce site se fonde dans le paysage et qu'en même temps il se distingue d'une maison d'habitation. Il fallait donc que le bois conserve un cachet naturel en vieillissant. Et c'est exactement ce qui se passe. Au final ce bâti n'est pas une maison comme les autres et les tasseaux posés à la verticale lui donnent de l'originalité.

De même, des éléments de couleur ont été intégrés, notamment sur l'auvent de l'accueil qui propose un arc en ciel. L'intérieur est également très beau et les visiteurs sont touchés par la chaleur du bois blond.

Enfin des éléments de bois  sont repris dans le jardin. Ils abritent la biodiversité de notre site ou servent de totems à insectes. On constate finalement que l'on peut utiliser le bois pour tout, à l'intérieur, à l'extérieur ou pour des accessoires.
Après 3 ans, le bâtiment vieillit en se fondant de plus en plus dans la nature. Et même si le bois grisaille, nous savons qu'il n'est pas détérioré. Notre œil doit apprendre à voir les choses autrement !

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